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Pêche du brochet : en rivière, en lac et en canaux.

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Le brochet en rivière.

Au premier réchauffement des eaux hivernales, le brochet quitte les profondeurs pour prendre la direction des frayères et se reproduire. Le poisson blanc se regroupant en vue du frai, affamé, il s’en rapproche et en profite pour reprendre des forces.

Le printemps touchant à sa fin et suite au réchauffement continu des eaux, le brochet observé régulièrement en activité va se faire plus discret en prenant ses quartiers d’été. Ayant besoin de beaucoup d’eau pour se sécuriser et appréciant les eaux fraîches, il prend résidence toute la saison dans une zone profonde, de préférence encombrée d’herbiers. Afin de se nourrir et chasser, il quitte son repère pour venir s’embusquer le long d’un courant, en aval d’un rocher, d’un arbre mort, d’un gros herbier où le poisson fourrage vient également s’oxygéner et se nourrir. L’acte accompli, il regagne son poste, incognito. D’autres raisons peuvent expliquer ce comportement. L’une d’elle est l’assurance de sa dominance territoriale.

L’automne venu, les données changent. L’air fraîchi entraîne une diminution de la température des eaux. La végétation aquatique, refuge important pour les poissons, disparaît progressivement. Le poisson blanc, présent un peu partout en été, se regroupe et quitte le courant pour se réfugier dans les zones plus calmes, proches des bords et des grands fonds. Son appétit grandissant, le brochet n’a plus le choix du poste. Le ventre vide, il recherche sa nourriture sur ces lieux. C’est pour cela que l’on parle de frénésie automnale du brochet. Il faut en profiter car cette époque, certainement la meilleure de l’année, ne dure généralement pas plus de trois semaines.

En novembre arrivent les fortes pluies automnales conduisant aux crues. Celles-ci provoquent le déplacement des poissons vers les zones situées à l’abri du courant c-à-d les amortis créés par des obstacles, les grands calmes, les bras morts et les confluents. Le brochet n’échappant pas à cette règle se réfugie dans un de ces postes. C’est le moment de le pêcher avant qu’il regagne son poste d’hiver.

En résumé, il sera :

  • Au printemps, aux abords des frayères.
  • En été, aux abords de tout repère.
  • En automne, aux abords des grands fonds.
  • A la décrue, à l’abri du courant le long des rives.

Comment le traquer ?

Au printemps

Au poisson nageur.

La majorité des brochets en rivière sont pêchés au vif et hélas tués. Pourtant, l’utilisation de poissons nageurs permet de prospecter efficacement une grande partie des postes ainsi que de remettre les prises à l’eau. La difficulté réside dans le choix du leurre. Il est conseillé de les choisir en tenant compte des critères suivants :

  • Les dimensions (longueur et hauteur) sont dans le même rapport que le poisson fourrage de la rivière.
  • La nage linéaire est parfaite.
  • Les couleurs sont des déclinés du spectre lumineux.
  • Le ventre est orangé.

Il est recommandé d’éviter les leurres compliqués à mettre en œuvre. Ils sont fatigants, chers et finalement peu prenants.

Nous sélectionnons nos leurres dans les marques suivantes : Rapala, Spro, Savage Gear, Biwaa et Strike Pro.

Comment faisons-nous ?

Munis d’une canne de longueur 2,70 m équipée d’un moulinet de ratio 4 à 5, garni de tresse vingt centièmes, nous lançons trois quart aval. Profitant du courant, le leurre est pêchant dès son contact avec l’eau. Il ne reste plus alors qu’à trouver la bonne vitesse de récupération tout en le travaillant par de petites tirées données par un mouvement latéral du poignet. Nous pratiquons le stop and go. Sur un bon poste, nous lançons peu mais bien.

Au poisson mort.

Pour tromper sa méfiance, la pêche au poisson mort est certainement la méthode la plus meurtrière. L’activité du brochet à ce moment est intense et il est autant préoccupé par ce qui se passe sur le fond qu’en surface. C’est pourquoi, il est intéressant de le pêcher de deux manières différentes en n’hésitant pas de passer d’une à l’autre.

Au poisson mort tourbillonnant.

Cette méthode simple et efficace est pratiquée au moyen d’une ligne munie d’un triple n°4 monté sur un bas de ligne en fluorocarbone et d’un plomb chevrotine de 3 à 5 g pincé sur une agrafe à 50 cm du triple. Après avoir passé la boucle du bas de ligne par l’ouïe d’un poisson frais, le triple est piqué en pleine chair en avant de la nageoire dorsale ou immédiatement derrière la tête. Il est conseillé d’utiliser des poissons ronds d’une dizaine de centimètres comme le goujon.

Comment faisons-nous ?

Nous pratiquons cette pêche très technique en lançant vers l’amont dans la veine d’eau. Le courant aidant, ligne tendue, nous dandinons notre poisson mort en le faisant tourbillonner depuis le fond jusqu’à la surface et ainsi de suite. A l’attaque, le brochet saisit la proie par le travers et s’arrête pour l’engamer. Nous lui rendons la main en baissant la canne. Au moment où il repart, il est ferré.

Au poisson mort manié.

L’important dans la pêche au mort manié est l’équilibre de la monture. Il faut que celle-ci permette au poisson mort de planer, ceci aussi bien dans 50 cm d’eau qu’entre les branches d’un arbre noyé. Pour répondre à ces critères, il est conseillé de fabriquer ses montures du type Drachkovitch en incluant sur l’agrafe deux olivettes de 1,5 g. Le lest étant réparti à l’intérieur du poisson, la nage devient planante. Cette monture armée d’un seul triple rouge n°4 est reliée à un avançon de 20 cm. Après avoir glissé l’agrafe, le triple est piqué sur le flanc du poisson entre la nageoire dorsale et anale. Les poissons morts fraîchement tués sont des gardons, des rotengles d’une dizaine de centimètres ou de gros vairons lorsque le brochet chasse dans les alevins.

Comment faisons-nous ?

Lorsque le poissonnet est proche du repère à brochet, canne oblique, nous le manions dès la surface par des tirées latérales marquées de brefs arrêts. Ainsi nous prospectons toute la hauteur d’eau. Avant de toucher le fond, canne haute, nous le récupérons en maniant plus rapidement par des tirées plus amples, ceci jusque dans nos bottes et répétons trois fois l’opération. Nous pêchons vers l’amont.

En été.

Au leurre mais aussi à la cuiller.

Lorsqu’en été la pêche devient difficile parce que le brochet connaît un véritable ralentissement alimentaire en raison de la température de l’eau, il est intéressant de pêcher à la cuiller tournante en jouant à ce moment sur l’agressivité du brochet. Pour cela, il est conseillé d’utiliser des cuillers pouvant être plombées en tête. Celles-ci ont un ralenti extrême pour une forte vibration. Ce sont de véritables aimants à brochet très souvent oubliés. Afin de fluidifier l’action, l’association d’un streamer d’une dizaine de centimètres l’optimisera. Montés de la sorte, ces ensembles sont des musts à brochet.

Il est recommandé d’utiliser des palettes rondes pour les eaux calmes et tri-faces pour le reste. En ce qui concerne la couleur des palettes, elle sera classique : argenté le matin, cuivré à noir par temps ensoleillé, doré le soir et par temps venteux fluo.

Comment faisons-nous ?

Dans cette pêche, nous nous appuyons sur l’agressivité du brochet et le provoquons. C’est pourquoi nous prospectons beaucoup de secteurs pouvant l’abriter. Discrètement, nous les peignons mètre par mètre et insistons. La pêche est simple. Après avoir lancé vers l’aval à une distance maximum de quinze mètres, nous récupérons de façon linéaire. C’est notre poignet qui lui donnera vie, ceci par de petits mouvements de bas en haut. De cette façon, la nage sera planante et intrigante pour le brochet.

En automne.

Pêche itinérante au mort manié et aux leurres.

Comment faisons-nous ?

Dans ces conditions, nous prospectons les postes décrits au manié en utilisant de gros leurres hybrides ou de gros gardons montés sur des montures Drachkovitch. Après avoir lancé en bordure du courant, nous laissons dériver. Ensuite, nous reprenons notre leurre ou poisson mort en pratiquant des retenues et relâchés. Une bonne connaissance du poste prospecté est préférable car c’est à l’aplomb de la zone la plus profonde qu’il faut insister. L’attaque se traduit par un simple arrêt.

Pêchez-le de façon sportive et remettez-le à l’eau !