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Pêche du brochet : en rivière, en lac et en canaux.

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Sessions estivales 2023 aux Pays-Bas.

L’été est la saison chaude. Comme tout être vivant, le brochet recherche la fraîcheur et des eaux riches en oxygène. Sur les eaux hollandaises, il la trouve en s’enfonçant dans la végétation aquatique tapissant les fonds des canaux et des grands fleuves. Ce sera sur ces derniers cités qu’il sera le plus actif tôt le matin ou tard le soir, les raisons de cette activité étant liées à la navigation fluviale qui oxygène fortement ces endroits ainsi qu’aux marées. Pour les canaux, il se rapproche des écluses qui oxygènent ces endroits par les bassinages. Toutefois là, son activité reste réduite.

En juillet, la température des eaux dépasse rapidement les 20°. A ce moment, le brochet devient rapidement vulnérable. Une fois pris et remis à l’eau, il est certain qu’il aura difficile de s’en remettre. C’est pourquoi nous ne le pêchons pas.

En août, c’est généralement à la fin de ce mois que la température de l’eau diminue et que nous nous remettons en action. A ce moment, l’activité du brochet se tourne vers les batraciens comme les grenouilles ainsi que les écrevisses. Ceci explique le succès rencontré par les pêcheurs utilisant le leurre Miuras Mouse.

En septembre, l’air est plus frais et le poisson blanc se concentre. C’est le moment des petits leurres.

Première sortie.

C’était à la mi-août que nous avions profité de cette semaine pluvieuse pour tenter notre chance sur la Mass ou Meuse durant un jour. L’atmosphère ainsi que les eaux avaient fraîchi.

Météo : nuage-soleil, t° de l’air : 15° à 24°, t° de l’eau : 20°, vent de N-O et dernier quartier lunaire.

C’était aux premières lueurs du jour que nous avions démarré dans la fraîcheur matinale (15°). Sur le premier poste, nous avions rapidement déclenché une attaque qui nous avait conduit à un combat puissant et donné la prise d’un 110+. Cette prise avait été la seule de l’endroit. Nous en avions conclu qu’il s’agissait d’un brochet sédentaire dominant le secteur. Ensuite, il nous avait fallu attendre la fin de la matinée pour enclencher une seconde attaque donnant un 90+. A ce moment, nous avions décidé de pratiquer une pêche à contre-courant. Il était 13 h ou midi en temps réel au moment où nous avions abordé une longue cassure marquée par un couvrant herbeux. Rapidement, les attaques s’étaient enclenchées sur nos leurres durs en teinte FT. A la troisième prise, nous étions certains que nous avions affaire à une bande de brochets et que nous pouvions espérer plus gros, nos prises étant inférieures à 80 cm. A la septième prise, l’agressivité de ces brochets s’était arrêtée. Avions-nous perdu le contact ou avait-il disparu pour laisser place à plus gros ? La réponse, nous l’avions eue peu de temps après. Ma partenaire, pour la deuxième fois de la matinée, avait ferré en me criant : « C’en est un ! ». Cela s’était avéré juste, 110+. Par la suite, n’ayant plus d’attaque, nous avions regagné notre mise à l’eau sur un score de onze prises pour deux 110+.

Journée exceptionnelle pour le grand brochet.

11 prises 90+ : 1 100+ : 2

Deuxième sortie.

La semaine suivante, le climat avait été pluvieux et frais, les températures minimales étant comprises entre 9° et 16°. Quant au vent, il avait été assez fort de secteur ouest.

Météo : nuage-soleil, t° de l’air : 15° à 26°, t° de l’eau : 20°, vent de N-E à E et lune noire.

Nous avions décidé de prospecter une eau très pêchée ainsi qu’un lac dont les gestionnaires étaient restés réfractaires à la pêche de nuit ainsi que professionnelle.

Jour 1 : Durant la matinée, nous nous étions lancés dans une traque au grand brochet au moyen de leurres souples. Cela nous avait permis de livrer un combat avec un brochet teigneux qui s’était finalement libéré. Nous étions ensuite restés sans attaque. A ce moment, nous avions compris que nous allions devoir jouer sur le côté agressif du brochet en passant au leurre dur mais encore fallait-il trouver avec quoi et comment. Réagissant rapidement à nos sollicitations au jerk, nous étions certains que nous avions trouvé la solution, taille 12 cm en FT. En fin de journée, nous avions terminé sur un score de huit prises inférieures à 86 cm et sur une impression positive.

Jour 2 : Sur les mêmes eaux, nous avions poursuivi notre prospection toujours en jerkant. Cela avait permis de situer, le long d’une zone herbeuse peu profonde, une concentration de gardons et avec eux certainement des brochets. Nous y étions restés la journée et avions réalisé treize prises inférieures à 100 cm. Le soir, à la mise à l’eau, nous avions observé l’arrivée d’équipages hollandais venant y pêcher le sandre la nuit avec pour objectif de remplir leurs glacières impressionnantes, ceci expliquant les restes de sandre ainsi que les odeurs de poissons crevés que nous avions déjà flairées précédemment 👎.

Jour 3 : Pour cette journée, nous étions remontés vers le nord afin de prospecter un plan d’eau que nous avions trop peu pêché par le passé. Accueillis chaleureusement, nous l’avions prospectée dans une ambiance estivale hollandaise. Le poisson fourrage y était en nombre et certainement le brochet. En fin d’après-midi alors que nous venions de réaliser deux 85+, nous avions été étonnés de voir la présence de la police fluviale non loin de nous, détail que nous avions apprécié…

De ces trois jours de pêche, nous en avions déduit que la condition de réussite avait été de le rendre agressif et cette fois en le jerkant. Nous étions également convaincus que le brochet avait survécu à la chaleur, certains étant d’une maigreur inquiétante…

Journées positives pour la pêche du brochet et du sandre.

23 prises 95+ : 1 100+ : 1

Troisième sortie.

Durant les jours précédents, le climat avait été chaud et orageux, les températures étant comprises entre 16° et 26°. Quant au vent, il avait été assez fort de secteur ouest.

Météo : nuageux avec pluie fine, t° de l’air : 15° à 26°, t° de l’eau : 22°, vent de S à S-O.

Durant deux jours, nous avions pêché en lac ainsi qu’en fleuve.

Jour 1 : A notre arrivée, c’était en présence de pêcheurs allemands intéressés par le sandre que nous avions mis à l’eau dans la brume. Sur le premier poste visité, nous avions réalisé deux 95 + en lancer ramener au moyen de leurres swimbait. Ensuite, nous étions restés sans attaque durant tout le reste de la journée.

Que s’était-il passé ?

Durant les jours précédents, la chaleur avait fait monter la température de l’eau. Cela avait eu pour conséquence de faire déplacer le poisson vers des zones de confort se situant pour ce lac à une profondeur de vingt mètres. Depuis l’ouverture, cette succession de chocs thermiques avait eu pour effet de troubler l’alimentation du brochet, certains ayant perdu l’habitude de se nourrir…

Journée négative pour la pêche du brochet.

Jour 2 : Après un début difficile, c’était à la marée descendante que nous avions connu une activité croissante du brochet. Après quoi nous n’avions plus rien pris. Habitués à être pêchés, les brochets s’étaient montrés prudents en tapant sur nos leurres. Finalement, c’était avec d’anciens leurres de type swimbait que nous avions le mieux réussi. Le moment fort, nous l’avions connu en fin d’après-midi où une attaque avait littéralement mis en difficulté le matériel et ma partenaire. Au bout d’un violent combat, j’avais pu mettre fin à celui-ci en passant à l’épuisette cet herculéen qui d’un coup de tête s’était débarrassé du leurre ainsi que des lunettes de sa tortionnaire. Calmé, nous avions pu le mesurer et avoir la confirmation qu’il s’agissait d’un 120+ !

Journée positive pour la pêche du brochet à condition d’avoir le bon leurre.

94 cm, 96 cm et 121 cm mais tous très maigres !

14 prises 95+ : 2 120+ : 1

Quatrième sortie.

Durant les jours précédents, les températures avaient augmenté jusque 30° avec un vent modéré d’est.

Météo : nuage-soleil, t° de l’air : 15° à 26°, t° de l’eau : 24°, vent d’ouest léger et nouvelle lune.

Durant cette session de cinq jours, nous avions pêché en lac et en fleuve.

Jour 1 : Malgré la hausse de la température des eaux à 24°, nous avions trouvé des brochets actifs répondant rapidement au passage de nos leurres articulés en teinte FT. Durant ces huit heures de pêche, nous avions réalisé quinze prises inférieures à 84 cm. Aucune attaque de métré n’avait été constatée.

Journée positive pour la pêche du brochet.

Jour 2 : La nuit avait été orageuse et avait induit une matinée brumeuse. Cela nous avait permis de visiter un lac poissonneux mais difficile en raison de ces eaux limpides. Notre choix avait été positif et nous avions réalisé dans ces conditions huit prises dont 95 et 104 cm. Après quoi, nous étions restés sans attaque.

Matinée positive pour la pêche du brochet.

Jour 3 : Toutes les conditions avaient été réunies pour réussir en matinée. C’était à ce moment que nous avions réalisé six prises inférieures à 75 cm. L’arrivée des vents d’est avait plombé l’activité et nous étions restés sans attaque.

Journée négative pour la pêche du brochet.

Jour 4 : Nous avions changé de région afin de pêcher la Mass. C’était en présence d’un bateau allemand que nous avions mis à l’eau. Pêcheur de sandre, cette personne nous avait informé que la pêche était au plus bas et que la condition de réussite au brochet était de pêcher en lancer ramener au moyen de petits leurres souples en s’appuyant sur l’aide du sondeur. Il nous avait également présenté son bateau de la marque « Finval » remarquablement équipé. Etonné de voir que nous pêchions sans Système Panoptix Livescope, il nous avait conseillé de nous en équiper ! Comme les jours précédents, c’était en matinée que nous avions fait notre score, cinq prises inférieures à 75 cm. L’ensoleillement et les vents d’est nous avaient été fatals.

Journée de prospection.

Jour 5 : En raison des mauvaises conditions de pêche, nous avions décidé de commencer dans la nuit. Cela nous avait permis d’avoir la certitude de la présence de brochets ainsi que de gros silures. Durant toute la matinée, nous avions trouvé des brochets attaquants et avions terminé en début d’après-midi sur un score de huit prises inférieures à 98 cm.

Journée positive pour la pêche du brochet.

Jour 6 : Durant cette matinée, nous avions eu trois violentes attaques. Ces trois combats puissants nous avaient permis de faire un métré, les deux derniers s’étant décrochés. Etant donné les échos, avions-nous eu affaire à des brochets !

Journée positive pour la pêche du gros brochet.

Ensuite, nous avions dû mettre fin à notre session en raison d’un souci de moteur. Nous avions terminé sur un score de 43 prises pour quatre 95+ dont deux métrés. Avec un peu de réussite, nous aurions pu faire mieux.

43 prises 95+ : 2 100+ : 2

Suite à nos soucis, nous avions été pris en charge par la firme Bouwmeester Watersport. Celle-ci avait remis rapidement en ordre notre moteur. Toutefois, nous avions décidé de suspendre notre saison aux Pays-Bas et d’attendre l’arrivée d’un nouveau moteur Suzuki d’autant plus que nous allions nous diriger vers l’Irlande pour notre session automnale.

Nous avions remercié le service de la firme Bouwmeester Watersport pour la qualité de son service et aussi sa rapidité : www.bouwmeesterwatersport.nl .

Etonné par le sérieux du service de Suzuki pour son soutien d’intervention, d’identification de panne à distance, sa logistique et une pièce de rechange livrée en moins de douze heures, nous avions renouvelé notre confiance à Suzuki.

A lire en page « Leurres » notre sélection 2023. Durant cette année, nous les avons tous testés et nous pouvons dire qu’ils ne nous ont pas déçus.

Hiver 2023. 

Total des prises (70+) en 16 jours de pêche : 89 dont 6 métrés inférieurs à 119 cm.

95+ : 17 100+ : 6

Printemps 2023. 

Total des prises (70+) en 7 jours de pêche : 62 dont 10 métrés inférieurs à 118 cm.

95+ : 7 100+ : 10

Eté 2023. 

Total des prises (70+) en 12 jours de pêche : 91 dont 6 métrés inférieurs à 121 cm.

95+ : 6 100+ : 6